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Logiciel open source, freeware, logiciel libre, shareware, propriétaire : les différences

Les applications et logiciels sont soumises à des licences, règles et conditions d’utilisation établis par l’éditeur.
De ce fait, il existe toutes sortes de logiciels comme les logiciels open source, logiciels libres, graticiels/freeware, sharewares, logiciels d’essais, etc.

Dans ce tutoriel, vous trouverez les définitions de ces types de logiciels, les différences et toutes les explications.
Plus loin dans ce guide, vous trouverez d’autres types de logiciels comme les adwares, malwares, bunderware.

Logiciel open source, freeware, logiciel libre, shareware, propriétaire : les différences

Qu’est-ce qu’un logiciel libre

Un logiciel libre est un logiciel qui autorise à quiconque de l’utiliser, de le copier et/ou de le distribuer, sous une forme conforme à l’original ou avec des modifications, gratuitement ou contre paiement.
Tout logiciel qui ne respecte pas ces quatre libertés n’est pas considéré comme étant libre.

Pour cela, le logiciel est soumis à une licence libre.
Il en existe beaucoup et la plus connu GNU General Public License (GPL). Mais il en existe d’autres comme les dérivés de GPL comme LGPL, AGPL, Licence Apache, Aristisc Licence, Berkeley Database Licence.
Chacune ayant ses clauses spécifiques.

Les logiciels libres sont souvent confondus avec les gratuiciels (freewares) ou open source.

La commercialisation de logiciel libre, par sa forme gratuite est donc difficile.
Mais un éditeur peut proposer une version du logiciel libre et une version payante.

C’est donc avant tout un mouvement plutôt axé sur l’éthique du logiciel.
Il faut donc bien comprendre que la définition peut changer d’un mouvement ou organisation à l’autre.
Mais la définition retenue est en général celle de la Free Software Foundation (FSF).

Enfin les logiciels logiciel libre s’opposent au logiciel propriétaire/privateur.

Qu’est-ce qu’un logiciel open source

Le terme open source signifie que le code informatique est ouvert.
Par ouvert, on entend qu’il peut être consulté.

Le code source peut réutilisé pour donner naissance à un nouveau logiciel libre.
On peut parler de fork.
Mais il peut aussi donner naissance à un logiciel payant dont le code est fermé, n’était donc, de ce fait, plus un logiciel libre.

Ainsi, il est donc possible d’avoir un logiciel open source payant.
C’est le cas avec la licence NASA Open Source Agreement.

La notion de logiciel open est défendu par l’Open Source Initiative.
Parti de la FSF, cette organisation a pour but de promouvoir plutôt les idées d’open source sur “des bases pragmatiques et commerciales”.
Par exemple, l’idée de prestations autour des logiciels open source et d’aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d’utilisation.

Qu’est-ce qu’un logiciel propriétaire ou privateur

Un logiciel propriétaire est un logiciel qui ne répond pas aux logiciels libres.
Soit parce que l’accès ou la modification du code source n’est pas permis, soit parce que la distribution de copies n’est pas possible.

Lorsqu’un utilisateur installe un logiciel propriétaire sur son PC, il doit en général accepter les conditions d’utilisation.
Une fenêtre avec le contrat de licence utilisateur final (CLUF), il doit être lu et approuvé.
Ce contrat établit la manière dont le logiciel doit être utilisé et diffusé.

Dans la majorité des cas, l’utilisateur n’a pas le droit de diffuser ou de modification du logiciel.
Pour protéger son logiciel, l’éditeur peut avoir recours au DRM. C’est souvent le cas des jeux.
Enfin il n’a pas non plus accès au code source du logiciel.

Bien souvent, un logiciel propriétaire est logiciel commercialisé et payant. L’ayant droit jouit pleinement des droits sur le logiciel.
Le logiciel propriétaire ou privateur est donc par essence l’opposée d’un logiciel libre (voir paragraphe suivant).
Enfin un logiciel propriétaire n’est pas nécessairement payant ; les logiciels gratuits mais non libres sont appelés freeware ou gratuiciel.

Qu’est-ce qu’un logiciel Graticiel/Freeware

Un graticiel, en anglais freeware est un logiciel qui peut être obtenu et être utilisé sans payer.
Il est donc gratuit.

Il ne faut pas confondre Freeware qui désigne un Graticiel et Free Software qui désigne en anglais les logiciels libres.

Un Freeware n’est pas obligatoirement open source et le code peut être fermé.
De même, la distribution du logiciel peut être interdite sans l’accord de l’auteur.

Logiciel Libre / Logiciel non libre / Logiciel privé
Source https://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html

Qu’est-ce qu’un logiciel Shareware

Un shareware est un logiciel de démonstration qui est distribué gratuitement mais uniquement pour une période d’évaluation spécifique, disons de 15 à 30 jours (Trialware).
Après la période d’évaluation, le programme expire et l’utilisateur ne peut plus y accéder. Seulement si vous êtes intéressé à utiliser le programme plus loin, le fournisseur du shareware peut vous demander d’acheter une licence pour le logiciel.

Le shareware se décline en de nombreuses sous-catégories.

Trialware ou Demoware

Un Trialware (Applications en version d’essai) peuvent être utilisées pendant une période limitée.
Dans la plupart des cas, les utilisateurs auront accès à toutes les fonctions de l’application (y compris celles disponibles dans la version payante). Toutefois, à l’expiration de la période d’essai, l’application est désactivée ou revient à une version très basique (et très inutilisable).

On peut aussi parler de Demoware, ou versions de démonstration des différents logiciels.

Liteware ou Crippleware

Le Liteware est un type d’utilitaire logiciel dont les fonctionnalités sont plus réduites que celles de la version complète et payante et qui est distribué gratuitement aux utilisateurs finaux. On ne peut accéder aux fonctions complètes qu’après avoir acheté ou mis à niveau la version complète du programme. Ainsi, les logiciels shareware sont utilisés à des fins de marketing.

Une autre nom utilisé est Crippleware.

Nagware

Les logiciels Nagware, qui rappellent à l’utilisateur quand il est temps d’acheter la licence.
Cela peut se faire par des messages à l’écran, que leur licence est sur le point d’expirer et qu’ils doivent passer à la version complète. Dans la plupart des cas, les avertissements se poursuivent bien après la fin de la période d’essai.
La fonctionnalité sera réduite, l’utilisateur n’ayant accès qu’aux fonctions de base.

Les autres types de logiciels et applications

Abandonware

Lorsque le développement d’un logiciel est abandonné par l’auteur et qu’aucun support n’est disponible, on parle d’Abandonware. L’Abandonware peut également inclure des logiciels dont les droits d’auteur ne sont pas clairs ou sont en litige.

Aucun support, aucune mise à jour, etc. n’est proposé. L’éditeur peut choisir d’ouvrir le code pour qu’une communauté continue le développement.
De très nombreux anciens jeux ont continue à être disponible sous la forme.
La légalité de l’utilisation d’un code d’enregistrement disponible sur Internet pour un abandonware est discutable, mais il faut généralement que l’auteur devienne actif pour faire quoi que ce soit.

Adware

Logiciel adware, caractérisé par des bannières publicitaires qui génèrent des revenus pour les développeurs.
Dans de telles situations, il est courant de trouver des logiciels espions conçus pour collecter des informations sur les activités en ligne des utilisateurs. Il s’agit de la formule la plus courante parmi les applications mobiles gratuites qui proposent fréquemment la suppression des bannières publicitaires à condition d’acheter une version Premium.

Cela désigne aussi les logiciels malveillant qui ont pour but d’utiliser l’appareil pour charger des publicités et faire gagner de l’argent à l’auteur du logiciel.
Les adwares peuvent aussi être utilisé par un botnet pour monétiser.

Bunderware

Le nom de bundleware vient du fait que des personnes “regroupent” différents programmes en un seul programme d’installation. L’installation unique de bundleware installe le programme principal que vous voulez avec d’autres programmes que vous ne voulez pas.

Crackware

Un logiciel commercial qui est utilisé illégalement via un crack.
Crackware est un site web qui vous fournit de nouveaux cracks de logiciels. Pour ces personnes qui ne peuvent pas payer pour le logiciel en raison de certaines raisons.
Cela est bien sûr illégal.
On peut trouver divers type de crack, comme un keygen qui est un générateur de numéro de série (serial).

Donationware

Les logiciels de don (Donationware), ou programmes pour lesquels le paiement est facultatif. Les utilisateurs peuvent faire un don et en choisir le montant.
Ce paiement n’est pas obligatoire mais constitue une indication de leur appréciation du travail du développeur

Freemium

Les logiciels freemium, ou programmes qui offrent une version de base gratuite et la possibilité d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires moyennant paiement.

Malware

Malware est un nom générique pour qui regroupe tout type de logiciels malveillants, notamment les virus, les ransomwares, les trojan, les spywares ou les rootkits.
A lire : Liste des menaces informatiques : Virus, Trojan, Backdoor, Adware, Spywares, etc

Les logiciels malveillants consistent généralement en un code développé par des cyberattaquants, conçu pour causer des dommages importants aux données et aux systèmes ou pour obtenir un accès non autorisé à un réseau.
Les malwares se présentent généralement sous la forme d’un lien ou d’un fichier transmis par courrier électronique et exigent que l’utilisateur clique sur le lien ou ouvre le fichier pour exécuter le logiciel malveillant.

Malware peut être remplacé par virus, même si l’utilisation n’est pas correcte, de nos jours, le mot virus regroupe tous les logiciels malveillant.

Scareware (ou rogue)

Les logiciels malveillants conçus pour inciter les utilisateurs à télécharger et à acheter des logiciels non fonctionnels ou dangereux sont appelés “Scareware” ou “Rogue Software“. Comment s’y prend-il ?
C’est simple, il effraie l’utilisateur en lui faisant croire à tort que son ordinateur est infecté par des virus potentiellement dangereux.

Une fois téléchargé et installé, le programme affiche de fausses alertes de virus et demande à l’utilisateur d’acheter la “version complète” pour supprimer les infections (fictives). Au final, l’utilisateur achète le logiciel et gaspille son argent durement gagné. En bref, les logiciels malveillants qui exploitent la peur de l’utilisateur sont appelés Scareware.